Le professeur Heinz Leymann a créé le terme mobbing, qui signifie qu’un groupe d’individus s’unissent pour persécuter une personne sur le lieu de travail, le harcèlement psychologique au travail. Il a traité plusieurs victimes de mobbing pour certains des effets secondaires, l’épuisement professionnel, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique.

Qui est Heinz Leymann

Selon Wikipédia,

il est né le 17 juillet 1932 à Wolfenbüttel et décédé en 1999, est un docteur en psychologie et psychosociologue suédois. Il enseignait à l’université de Stockholm. Heinz Leymann était célèbre pour ses recherches sur le concept de harcèlement moral, qu’il qualifia à l’époque dans un essai publié en 1993 de « Mobbing ». Il est considéré comme le pionnier dans le domaine de recherche sur le harcèlement moral.

Harcèlement moral

Selon Leymann, l’exposition à la violence psychologique se définit par l’exposition à au moins une de ces situations de violence au travail, au moins une fois par semaine et depuis plus de 6 mois au cours des 12 derniers mois.

Le harcèlement moral

La véritable raison pour laquelle le harcèlement moral se produit sur le lieu de travail est inconnue, bien qu’il existe un certain nombre d’hypothèses. Le harcèlement peut durer des années, même si un superviseur ou un autre gestionnaire aurait dû pouvoir y mettre fin très tôt. Dans certains cas, il n’est pas clair, au départ, qui sera la victime. Dans ces cas, la victime devient apparente lorsqu’une partie au conflit prend le dessus. Dans ce domaine de recherche, la victime est définie comme la personne dans le schisme qui a perdu ses « ressources d’adaptation ». Quatre phases d’incident critique peuvent être trouvées

1-. Le déclencheur

La situation de déclenchement la plus souvent observée est un conflit (généralement lié au travail) ; mais on sait peu de choses en détail sur les incidents critiques et autres états déclencheurs probables dans la vie professionnelle. Hypothétiquement, cette phase est très courte et la phase suivante sera entamée dès que les collègues de travail et la direction de la personne ciblée auront révélé des actions stigmatisantes.

2-. Harcèlement et stigmatisation

Bon nombre des actions de communication que l’on peut observer se produisent assez souvent dans la vie de tous les jours. Mais dans le cadre du phénomène du harcèlement, elles ont un effet préjudiciable, car ces actions sont utilisées de façon constante et systématique sur une longue période, avec l’intention de causer des dommages. Toutes les actions observées ont le dénominateur commun d’être basées sur le désir de « s’en prendre à une personne » ou de la punir. La manipulation est donc la caractéristique principale de l’événement. La manipulation consiste en :

  • La réputation de la victime (diffamation, ridiculisation).
  • La communication avec la victime (la victime n’a pas le droit de s’exprimer, personne ne lui parle, les critiques s’expriment à haute voix et les regards se font toujours entendre).
  • Les circonstances sociales (la victime est isolée, envoyée à Coventry).
  • La nature ou la possibilité d’accomplir dans son travail (pas de travail donné, tâches humiliantes ou dénuées de sens).
  • Violence et menaces de violence.

L’exemple donné par Leymann : l’enchaînement de la violence est que, dans un premier temps, il a été ridiculisé et humilié, puis, quand il a protesté, traité comme un ennemi et envoyé en fausse mission pour nuire à sa réputation.

3-. Gestion de la situation

Lorsque la direction intervient, le cas devient officiellement un « cas ». Il a été démontré que, pendant cette phase, les gens peuvent être confrontés à de graves violations de la justice. La direction a tendance à prendre le dessus sur les préjugés des collègues de travail de la victime. C’est l’une des conséquences de la situation de mobbing, qui fait de la personne un individu stigmatisé. Les gens qui nous entourent supposent régulièrement que la cause du problème se trouve dans la personnalité déviante de la victime (c’est-à-dire que l’on observe le comportement défensif de la victime et que l’on en tire la conclusion que la victime souffre d’un problème de personnalité). La situation est compliquée du fait que l’administration du personnel est régie par des législations sur l’environnement de travail différentes selon les pays, la notion de violation variant en fonction du droit applicable. La situation de travail de Leif est devenue si manipulée que ses supérieurs ont remarqué sa faible performance ; ils ont « acheté » les rumeurs qui s’étaient répandues à son sujet (le Danois fou) et l’ont transféré dans un travail où il ne pouvait pas « faire autant de dégâts ».

4-. Perte de d’emploi

En ce qui concerne le scénario du mobbing sur le lieu de travail, on sait très bien dans quelles circonstances sociales les gens se retrouvent, lorsqu’ils ont été expulsés de la vie professionnelle. Les situations les plus dangereuses qui donnent lieu à une stigmatisation accrue sont les congés de maladie de longue durée, l’absence de travail (mais toujours employé), la délocalisation vers des tâches dégradantes et le traitement psychiatrique. La personne citée dans l’exemple a souffert de problèmes psychosomatiques à cause de son traitement, s’est inscrit sur la liste des malades, s’est défendu agressivement contre ses agresseurs, est devenu un persona non grata et s’est retrouvé dans une situation où il lui était de plus en plus difficile de trouver un nouvel emploi. (Les services du personnel s’appellent généralement entre eux pour obtenir des références sur les candidats à un emploi.)

Grille de Leymann – LIPT

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